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Mon ciel

En quelques mots : Laure, et depuis peu Lolotte -charmant n'est ce pas?!-, ex-étudiante, et propriétaire comblée d'une presque-voiture de collection, une FUEGO. Merci à Vinzc pour cette jolie illustration ;-)

Je t'invite à suivre mes traces encore fraîches au royaume des Olav, des rênes et de la morue, de la crême pour les mains, des aurores boréales... afin d'y trouver pêle-mèle notes et témoignages de mes (més)aventures dans cette contrée lointaine.


 

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Explorations

Jeudi 4 mai 2006

Je me suis retrouvée ce week-end propulsée dans la peau d'une jeune provinciale, toute excitée à l'idée de se rendre à la "capitale". Quelle aventure... Une capitale pourtant raisonnable en taille avec ses 500 000 habitants et ses pistes de ski accessibles en une vingtaine de minutes de train... Mais quel bonheur de se perdre dans une grande ville ! Quelle joie de constater que l'enchaînement presque trop parfait des petites maisons traditionnelles de bois blanc a cédé la place à une organisation hétérogène et anarchique d'immeubles de plus de deux étages au style architectural parfois assez austère, presque communiste... 

Bref, ça fait du bien de changer d'air  ;-) même s'il reste une constante invariable à nos week-ends : la grisaille, la pluie, et le vent. 

Puisqu'Oslo renvoie l'image d'une ville à vivre au jour le jour, qui ne ressemble pas encore aux autres métropôles européennes, je vous propose une sélection de curiosités ABSOLUMENT non touristiques, que vous ne verrez que par (mal) heureuses erreurs de parcours. 

Oslo est sans conteste LA ville de la mode après Paris. Curieuse de connaître la provenance de l'habillement des autochtones, j'ai fini par dénicher LA boutique des jeunes créateurs responsables de ce nouveau courant. Je parie que la consonnance française du nom de l'échoppe a contribué à leur succès. Quel choix judicieux ;-)   

 

 

Les hasards de nos balades nous ont conduits dans cette rue au nom si... original ! Pourtant, pas de trace de salons de coiffure ou de maison clauses. Le mystère reste entier. Quelqu'un a une idée à soumettre ?

Difficile également de passer sous-silence l'incontournable Galerie Nationale, qui expose les plus célèbres peintres et sculpteurs norvégiens. Les poissonniers, très présents par la force des choses sur le territoire, ont souvent servis de modèles à tous ces artistes en mal d'inspiration.   

Une envie pressante après une journée de marche ? Pas de problème, on peut même faire pipi "à la française". Vive le dépaysement ! Et attention, une sanisette peut en cacher deux autres....    

Et un petit avertissement pour conclure : attention aux pervers qui errent au parc Gustav Vigeland, ils ont les mains qui traînent.   

Un grand merci à mes deux modèles et compagnons de route Sylvie et Xav  ;-)

Par Laure
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Samedi 13 mai 2006

Encore un week-end qui nous a réservé quelques surprises.... L'objectif était pourtant cette fois simple et clairement défini : faire l'ascension du Kjerag, point culminant du Lysefjord, un des fjords les plus captivants de la région avec ses 42 km de falaises en granite se jetant à pic dans des eaux émeraudes. Enfin ça c'est quand il fait beau. Sinon les eaux sont bleues grises. Et surtout : faire la photo souvenir sur le Kjeragbolten, un énorme rocher ovale surplombant le fjord d'une centaine de mètres, et étrangement coincé entre deux falaises. Les dépliants de la région regorgent de photos ringardes de bô & bels gosses se choppant sur ledît rocher. Alors logiquement on s'est dit : pourquoi pas nous?  

Mais c'était sans compter sur le déchaînement naturel et récurrent des éléments. Récit d'une nouvelle épopée.  

Le vent glacial et les milles recommandations écrites sur le panneau du parking ne suffisent pas à entamer notre bonne humeur. Le soleil perce les nuages et c'est bien agréable de dégourdir ses petites jambes. Le démarrage est pourtant violent et l'itinéraire pas optimisé du tout. On monte sur des gros blocs de granite pour tout redescendre ensuite. C'est un peu décourageant mais la beauté des paysages nous le fait oublier bien vite. Après une petite heure, on est suffisamment haut pour avoir une vue imprenable mais très brève sur Lysebotn. Car là, c'est le drame. Le ciel se couvre, une tempête de neige abrège notre pause sandwich et on se retrouve en quelques minutes à peine perdus dans le brouillard à patauger dans un bon mètre de neige. Avec aux pieds les baskets les plus lisses du mooonde.

Une vraie partie de plaisir. C'est un complot : les kerns et les flèches rouges ont disparu. Et surtout, le fameux Kjerag est introuvable. Pourtant c'est pas faute de chercher. On est monté au col, on a fait le tour de la montagne, on est revenu plusieurs fois sur nos pas, on a trouvé un pont suspendu brisé, supposé que le chemin continuait par là, contourné la faille et finalement abandonné après avoir ratissé le coin pendant 3 longues heures. L'ECHEC !!!! JE crois que si l'on dessinait notre parcours, ça ressemblerait à peu de choses près à un plat de spaghettis écrasés sur une carte. Je soupçonne les norvégiens d'avoir déplacé le caillou juste avant notre arrivée.

On s'est tout de même consolé avec un presque Kjerag et quelques vues vertigneuses à couper le souffle.  Mais je crains que cette journée marque le retour en grande forme de ma légendaire poisse....    

   

Par Laure
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Mardi 27 juin 2006

Débarquer dans un secteur complètement nouveau a ses avantages : mon entreprise m'a envoyée pour une semaine de formation à.... London ! 

J'ai connu pire semaine de boulot. Surtout que j'ai été reçue à Londres comme une reine (hihihi), meeting aérien, défilé de la garde royale, soleil et chaleur au rendez-vous. Bon j'ai appris déçue un peu plus tard que cette ambiance de fête était en l'honneur de la reine (la vraie), qui a soufflé ses 80 bougies. N'empêche, c'était un peu la classe, tous ces londoniens chapeautés et en veston pour mon arrivée.  

Je vous présente Graham, un beau spécimen des Coldstream Guards, l'un des cinq régiments d'infanterie de la garde royale. Les Coldstream Guards se distinguent de leurs petits camarades par le plumet rouge qu'ils arborent fièrement dans leur bonnet, et la disposition par groupe de deux des boutons de leur tunique. Sisi. Je vous assure. Le rôle de Graham est de protéger son souverain, mais vu la fréquence des attentats à Buckingham, son rôle est surtout de parader devant des hordes de touristes. J'espère sincèrement qu'il a d'autres fonctions, car il avait l'air de s'emmerder fermement. Et il suait à grosses gouttes sous son bonnet à poil d'ours brun. Pas très respectueux le jeune homme.

Une semaine donc épuisante intellectuellement –ben oui, j’étais en formation quand même– nerveusement –j’achète lequel ? Le bleu ? Le rouge ? Allez, je prends les deux ! Bizarrement, Londres devient bon marché quand on vit en Norvège– mais aussi physiquement –enchaîner les restos, théâtres, matches de foot… Trop dur.

J’ai à ce sujet quelque chose à confesser : j’avoue être aller pactiser avec l’ennemi un samedi soir en  mangeant dans un merveilleux resto coréen. Mais bon, cela n’a plus beaucoup d’importance. J’éviterai juste les tapas ce soir…  

Une chose m'a rassurée, le jour où j'aurais envie d'aller vivre un peu plus longtemps à Londres, je pourrais toujours faire ça :
 


Apparemment, c'est un boulot très en vogue, j'en ai vu des dizaines dans les rues. Pas sûr que ce soit moins ennuyeux qu'être Guard, mais au moins je pourrais cligner de l'oeil.

Par Laure
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Lundi 18 septembre 2006
Pour les lecteurs assidus qui se souviennent de la première tentative ratée, j'ai le plaisir de vous annoncer que l'ascension du Kjerag n'est désormais plus à faire.

Au terme d'une randonnée aussi pentue que pénible, on a cette fois déniché très facilement le fameux rocher du Kjeragbolten, que la nature a mystérieusement déposé entre deux falaises, à quelques centaines de mètres d'altitude, en bordure du Lysefjord.

Je ne vous cache pas que cette photo n'aurait pas été réalisable sans une bonne dose d'inconscience et un zeste d'encouragement extérieur. Ramper et me hisser au sommet du caillou, afin de poser quelques secondes aussi raide qu'un playmobil, le regard loin à l'horizon pour éviter la vue du vide a été une vraie épreuve de force. La seule vue de cette photo me fait encore froid dans le dos, et avec la sagesse du recul, je doute de réitérer un jour mon exploit !

Par Laure
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Mercredi 27 septembre 2006
Le week-end dernier, on a décidé de faire comme tout le monde : aller en forêt ramasser des champignons. Ca fait quelques lundis consécutifs que j'entends mes collègues vanter leur cueillette du dimanche et j'avoue que j'en ai eu l'eau à la bouche. Ni une, ni deux, on s'est retrouvé dans les sous-bois, un panier au bras, enfin plutôt un plastique Rimi à la main -et c'est beaucoup moins bucolique- à fouiner dans les fougères et les buissons. Difficile pour une citadine comme moi d'identifier les espèces comestibles autres que les blancs et bien propres qui poussent en barquette. Evidemment, je n'en ai pas croisé beaucoup. Mais j'en ai vu de fort jolis, des rouges à pois blancs bien ventrus, qui attendaient patiemment le passage de la schtroumpfette.

Par Laure
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