Mercredi 22 février 2006

3.50 am. Patrice me tire du lit. Enfin Patrice, le chanteur. Evidemment. Pas de malentendus. Vague impression de n'avoir fait qu'une sieste. Me voilà à errer à tâtons dans mon appartement vide, à la recherche de l'interrupteur. La lampe hallogène me tire de mes rêves. Je me pare, superstitieuse, de mon plus bel ensemble de lingerie rouge. Beau car il a  le mérite d'exister et d'être coordonné. J'ai pris soin de garder mon uniforme spécial-entretien avec moi. Je l'enfile. Quelques faux plis. A mettre sur le compte de l'avion. Rapide état des lieux devant le miroir de la salle de bain. HORREUR !!!! Un ourlet est décousu, mon pantalon traîne par terre. Du fil, une aiguille, vite ! Evidemment, le matériel de survie s'est volatilisé dans le déménagement. Phase de relativisation. L'incident n'est pas si dramatique, mes jurys seront émerveillés par la qualité de ma prestation, l'habillage est vraiment superflu. Nouveau regard vers mon pied gauche. Non, ça craint... Hors de question que ce pantalon trempe dans la boue hollandaise. Pas de temps à perdre, il faut rebondir. Rapide inventaire de la maigre garde robe qui a réchappée au déluge. Un jean délavé. Un short. Tiens, une jupe acheté aux soldes. Allez go. Merde. Je suis poilue comme un gorille. Mes collants opaques me sauvent. Putain, je vais me cailler, j'enfile une paire de chaussettes. Pour le confort. Et ma paire de bottes par dessus. J'avale en vitesse une vitamine C, une crèpe, un thé. Ultime vérification de tous mes papiers.

4.30 am. Je file. Les rues de Cannes sont désertes. C'est flippant. Pas un chat, juste un homme derrière moi. Derrière moi? Il me suit c'est sur, je suis en jupe... Non, même pas. Pour le coup, je suis complètement réveillée au volant de ma fuego. Des flots de paroles anglaises s'échappent de radio Riviera. Au sommaire: Bush et la grippe aviaire. Je poirotte de longues minutes à l'aéroport. Puis l'heure d'embarquer arrive. Non, c'est pas vrai, ils vont me demander d'enlever mes bottes. Bingo !! Je suis morte de rire évidemment. J'ai de la chance dans mon malheur : je n'ai pas mis mes chaussettes Snoopy.

Une sacrée journée commence...

Samedi 18 février 2006

Nice, carnaval, 21h.

Nous voici sur les gradins de la prom, mon père, ma mère et moi. Et évidemment des petits vieux, des bambins et leurs familles. On célèbre les Dupes cette année, Villepin et Sarcozy sont à l'honneur. Les chars se succèdent, les confettis volent, mon père achète trois bombes et se métamorphose en cousin Machin dans une ambiance de fête.

Et soudain.... c'est le drame pour les mamams. Un adorable nounours approche d'un peu trop près leur chère et tendre progéniture. Oh my god !!! Mais depuis quand les nounours enfourchent-ils les robots??

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