Vendredi 13 octobre 2006

Vendredi 13 : journée symbolique. J'ai l'impression que mon état global s'améliore, la poisse générale recule, seules de petites rechutes subsistent afin d'alimenter ma fameuse réputation et de rompre la monotonie du quotidien. Rien de bien méchant, juste de quoi faire parler les mauvaises langues.

Rapidement, voici un bilan de mes 7 mois de vie à Stavanger :
+ Après 2 passages à l'hosto de Toulouse et 6 mois de retour aux lunettes, mes yeux supportent de nouveau les lentilles.
+ Pas de perte matérielle importante à déplorer, excepté deux pulls, l'un échappé dans l'aéroport de Londres, l'autre oublié dans un bar de Stavanger, à croire que j'avais la tête ailleurs...
+ Pas d'incidents mécaniques ou de panne d'essence inopinée. Juste un pneu crevé et une rayure rouge.
+ Tentative avortée d'incendie d'appartement. Un fer à repasser resté branché toute la nuit, j'avais pourtant mis les moyens.
+/- Après avoir retourné de 45° l'embout de ma clé USB neuve, elle fonctionne encore !
+/- Officiellement Super-Woman... enfin Super-User. On m'aurait menti, c'est pas la même chose?

- J'ai des problèmes évidents de cohabitation avec les réfrigérateurs. Ils ne me supportent pas plus de quelques mois, j'en ai déjà rendu 3 fous à Stavanger. Si j'ajoute à ce triste bilan les 2 de Cannes qui nous ont lachées subitement, ça fait quand même un total de 5 en un peu plus d'un an... C'est inquiétant.

Et puis voilà, rien d'autre à rajouter dans la catégorie catastrophes. Impressionant non? Ce soir, je vais même jusqu'à braver la chance en participant à une partie de poker. S'il vous plait mes copains Trolls, restez de mon côté  ;-)

Jeudi 5 octobre 2006
Mon portefeuille fait un peu trop son malin depuis quelques temps. D'un côté je le comprends mon portefeuille, il vient de rencontrer ma nouvelle carte-bleue norvégienne, et elle est assez originale : elle est multi-fonctions ! Ma nouvelle carte-bleue, en plus de me permettre de retirer du liquide et de payer dans les magasins, fait office de papier d'identité. Ma photo et ma date de naissance sont apposées au verso de ma nouvelle carte-bleue. C'est drôlement pratique pour partir en soirée, hop je la glisse dans la poche bien plus facilement que le passeport, et j'épargne ainsi au videur un long moment de scotchage sur mes papiers français. Ma nouvelle carte-bleue retrouve cependant ses fonctions premières à l'intérieur de la boîte, et c'est là qu'elle devient très dangereuse. Ma nouvelle carte-bleue me coûte de l'argent à chaque retrait et à chaque paiement, elle est pas bête ma nouvelle carte-bleue, elle a bien compris le principe des commissions. Les barmans ont trouvé une parade à cette ruse, ils proposent aux clients de mettre la carte de côté et d'encaisser le tout à la sortie. Et alors qu'on pense faire des économies sur les commissions, on dépense évidemment 10 fois plus en consommations. C'est qu'ils sont malins les norvégiens ;-)

Mais j'ai été bien plus offensive que le serveur du Harry Pepper vendredi dernier, j'ai dégusté une margarita "for free" ! Il suffisait de demander après tout. Et non contente de ma soirée, j'ai trouvé très drôle de laisser une petite blague sur ma note de carte-bleue.

Mercredi 27 septembre 2006
Le week-end dernier, on a décidé de faire comme tout le monde : aller en forêt ramasser des champignons. Ca fait quelques lundis consécutifs que j'entends mes collègues vanter leur cueillette du dimanche et j'avoue que j'en ai eu l'eau à la bouche. Ni une, ni deux, on s'est retrouvé dans les sous-bois, un panier au bras, enfin plutôt un plastique Rimi à la main -et c'est beaucoup moins bucolique- à fouiner dans les fougères et les buissons. Difficile pour une citadine comme moi d'identifier les espèces comestibles autres que les blancs et bien propres qui poussent en barquette. Evidemment, je n'en ai pas croisé beaucoup. Mais j'en ai vu de fort jolis, des rouges à pois blancs bien ventrus, qui attendaient patiemment le passage de la schtroumpfette.

Dimanche 24 septembre 2006

Je vous épargne habituellement les travers de ma vie professionnelle -car je juge que ça n'intéresse personne-, mais je vais faire une exception pour l'anecdote de la semaine. J'espère que personne ne m'en voudra.

Mettons en situation et considérons par exemple le commerce de carottes en l'an 2070. L'eau est devenue une denrée rare, et l'irrigation des champs de carottes est limitée. La production mondiale ne suffit pas à couvrir la demande grandissante des terriens affamés. Le commerce du légume orangé est alors surveillé de près et soumis à des normes de plus en plus strictes; un seul incident -la prolifération d'une bactérie, un caprice de Roger Rabbit- peut déclencher une crise économique de grande ampleur.

Et là vous vous demandez quel peut bien être mon rôle dans ce scénario? Et bien, celui du fermier, qui suit de près ses champs, évalue les fruits de sa récolte, et estime régulièrement sa production future, en fonction de ses réserves restantes en eau. Seulement, chaque fermier a ses propres méthodes, les plus courageux décomptent les carottes une par une, tandis que les autres les pèsent globalement et utilisent sa masse moyenne. Bref, c'est la pagaille.

L'objectif de la réunion de mercredi dernier fut donc de nous présenter un nouvel outil, censé harmoniser cet exercice fastidieux afin de diminuer le risque d'erreur. Mais son introduction signifie à court terme des contraintes supplémentaires et le bouleversement de nos petites habitudes. Bref, un emmerdement général... Nous avons donc reçu cette nouvelle avec un entrain assez réfréné, d'autant qu'on a bien vite compris qu'il va falloir décider d'un responsable parmi nous : les investigateurs du projet souhaitent communiquer je cite avec un Super-User !! Ca en jette hein? Pourtant, derrière ce titre plutôt raccoleur se cache rien d'excitant. La scène fut d'ailleurs très comique, chacun a regardé ses pieds et pris un air complètement détaché.

Et avec la chance que j'ai, je sens que ça va être pour ma pomme, mon chef s'est inquiété pour la première fois -et l'après-midi même- de ma date de fin de mission. Etrange coincidence non? Sans parler des blagues de couloir "you're gonna be the Super-User, HAHAHA". Bon, il parait que c'est un bon point pour me rendre indispensable et me faire embaucher. Mais suis-je sûre de souhaiter être embauchée à Stavanger moi?
 

Laure, Super-Woman.

Afin de préserver ma vie professionnelle, certains détails purement factuels ont été modifiés !
Je ne travaille pas vraiment dans la carotte... mais chut c'est un secret ;-)

Lundi 18 septembre 2006
Pour les lecteurs assidus qui se souviennent de la première tentative ratée, j'ai le plaisir de vous annoncer que l'ascension du Kjerag n'est désormais plus à faire.

Au terme d'une randonnée aussi pentue que pénible, on a cette fois déniché très facilement le fameux rocher du Kjeragbolten, que la nature a mystérieusement déposé entre deux falaises, à quelques centaines de mètres d'altitude, en bordure du Lysefjord.

Je ne vous cache pas que cette photo n'aurait pas été réalisable sans une bonne dose d'inconscience et un zeste d'encouragement extérieur. Ramper et me hisser au sommet du caillou, afin de poser quelques secondes aussi raide qu'un playmobil, le regard loin à l'horizon pour éviter la vue du vide a été une vraie épreuve de force. La seule vue de cette photo me fait encore froid dans le dos, et avec la sagesse du recul, je doute de réitérer un jour mon exploit !

Velkommen

The WeatherPixie

 
 



expatriate 

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Mon ciel

En quelques mots : Laure, et depuis peu Lolotte -charmant n'est ce pas?!-, ex-étudiante, et propriétaire comblée d'une presque-voiture de collection, une FUEGO. Merci à Vinzc pour cette jolie illustration ;-)

Je t'invite à suivre mes traces encore fraîches au royaume des Olav, des rênes et de la morue, de la crême pour les mains, des aurores boréales... afin d'y trouver pêle-mèle notes et témoignages de mes (més)aventures dans cette contrée lointaine.


 

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